Pendant longtemps, j’ai trouvé que l’écriture était une corvée. En classe, il fallait écrire sur des sujets qui ne m’intéressaient pas. Et puis un jour, vers 16 ans, j’ai commencé un journal intime. Quelle révélation !
Je pouvais exprimer mes colères, mes peurs, mes chagrins, mes joies aussi. Comme c’était bon ! Ecrire me servait enfin à quelque chose. Et personne ne venait souligner mes fôtes d’aurtografe ou mes phrases mal construites au stylo rouge !
L’écriture, quand on commence à aimer, on ne peut plus s’en passer. A cette époque, j’ai écrit des tonnes de poèmes, et puis, des petits bouts de descriptions, des dialogues. "Si j’écrivais un roman ?" ai-je alors osé penser.
Et voilà comment il m’a fallu encore de longues années pour prendre confiance en moi, oublier le stylo rouge de mes professeurs et me lancer dans mon premier roman. Mon mari, Christian, et mes enfants, Guillaume et Cécile, m’y ont beaucoup aidée.
"Ecrire un roman ? Ca ne va pas, la tête? Tu sais bien que tu es trop nulle !" me suis-je alors répondu
Je pouvais écrire ce que je voulais, ce que je pensais et ressentais.